ile...définition

Publié le par HEBAKE

Si une île est une étendue de terre entourée d'eau, il existe une limite non spécifiée qui sépare une île d'un continent. Généralement, cette limite est fixée à l'Australie ; en revanche, la question de savoir si l'Australie est une île ou un continent est sujette à débat. Certaines îles sont accessible à marée basse et perdent alors leur caractère insulaire. Là encore, il est possible de les considérer ou non comme des îles à part entière. Les toponymes peuvent conserver la trace d'une ancienne île, comme Lille en France, ou procéder par analogie, telle la région française d'Île-de-France, extension de l'ancien domaine royal des Capétiens, qui n'est pas une île et dont les habitants sont appelés les « Franciliens ». La définition de l'île comme une étendue de terre entourée d'eau conduit à rassembler dans la même catégorie des terres très dissemblables, de l'ilot au continent, dont le degré d'insularité est très variable. Ce degré d'insularité est difficile à définir et s'apprécie différemment selon qu'on s'intérese à la géographie physique ou humaine, à l'économie et aux transports, ou à la biologie ou à l'écologie. Sous l'angle de la géographie physique, un auteur, François Doumenge, a défini des critères mesurables pour apprécier le degré d'insularité : l'« indice côtier », qui se définit comme le rapport entre la longueur des côtes et la surface de l'île. Cet indice est maximum, 2 ou plus, dans le cas des atolls pour lequels la présence d'un lagon central augmente sensiblement la longueur des côtes. Selon le relief (massif ou très découpé) et la forme générale de l'île (plus ou moins circulaire ou allongée) cet indice varie fortement. Il considère qu'en dessous de 1/25 (1 km de côtes pour 25 km²), l'île a un caractère fortement continental. l'« indice d'isolement », défini comme le rapport entre la surface de la zone économique exclusive des 200 milles marins (ZEE) et celle de l'île Dans le cas de Clipperton (2 km²), sans aucune terre émergée dans le rayon des 360 km, cet indice est très élevé. Il diminue quand des îles sont plus proches. Au dessous de 1/100, on ne peut plus parler d'isolement insulaire. Cet auteur définit aussi un « indice d'endémisme » qui est le rapport du nombre total de taxons (genres, espèces et sous-espèces) du peuplement insulaire par le nombre des taxons endémiques. Cet indice donne une idée de l'importance de l'endémisme végétal et animal, c'est-à-dire de l'isolement biologique, qui caractérise un île donnée. L'indice d'isolement du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE, 1998), est plus complexe. Il consiste à additionner la racine carrée de la distance de l'île de taille équivalente ou supérieure la plus proche, la racine carrée de la distance de l'archipel le plus proche et la racine carrée de la distance du pays continental le plus proche. Cet indice est le plus élevé (149) pour l'île de Pâques. Il est de 102 pour Tahiti et de 23 pour la Corse. Ces indices ne tiennent pas compte des activités humaines, de l'importance de la population et de l'accessibilité (par exemple présence d'un aéroport international). On peut aussi s'interroger sur la pertinence de l'île en tant qu'objet géographique spécifique. Un chercheur, François Taglioni, a conduit une étude sur les petits espaces insulaires dans le monde afin de revisiter les concepts qui touchent aux îles et aux dynamiques territoriales que cette catégorie d'espaces entretiennent entre-eux.

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papat 10/04/2009 15:05

La longueur d'une cote n'a pas de sens mathematique et peut varier de 0 a l'infini suivant la methode de mesure.