Le bonheur est dans les îles

Publié le par HEBAKE

Bien malin qui peut dire avec certitude où vivent sur Terre les peuples les plus heureux. La New Economics Foundation (NEF) s’est attelée à la tâche. Ce qu’elle a découvert va à l’encontre des idées reçues. Les adeptes de la simplicité volontaire nous disent depuis des années que l’on peut être heureux en se contentant de peu. Il se pourrait bien qu’ils aient raison, si l’on se fie au tout nouveau Happy Planet Index (HPI) de la NEF qui classe le Vanuatu au premier rang mondial du bonheur.
La recette des Vanuatais ?
Demander le minimum à leur environnement et ne pas trop s’en faire avec la vie.
Si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, le bonheur pourrait bien, lui, appartenir à ceux qui ne consomment que l’essentiel. Les Américains, champions toutes catégories de la consommation, sont au 150e rang du HPI, bien loin derrière les Vanuatais.
Le produit national brut (PIB) peut aller se rhabiller. Au-delà de son aspect spectaculaire, le médiocre score des Américains pose la qustion fondamentale de la définition du développement. Déjà, le PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement, avait opposé son indice du développement humain (IDH), inspiré des travaux de l’économiste Amartya Sen, à une vision purement économique du développement.
L’IDH combine trois éléments (longévité, scolarisation et alphabétisation, niveau de vie) pour mesurer la qualité de vie. Cette mesure multidimensionnelle du développement se veut une réponse à la mesure purement économique qui dominait avant son introduction.
Désormais, non seulement le progrès économique n’est plus seul au-dessus de la mêlée, mais il est même de plus en plus perçu comme allant à l’encontre d’un développement qui puisse contribuer efficacement à la qualité de vie des êtres humains.
La partie est loin d’être gagnée.
La NEF ne se fait pas d’illusion sur la difficulté d’amener un changement de cap.
Même s’il est de plus en plus évident que la poursuite du progrès économique ne rend pas les gens plus heureux, tout en endommageant  l’environnement, le vieil adage voulant que l’on n’arrête pas le progrès continue de dominer.
Sauf peut-être au Vanuatu, où dominent le vent du large et le bruit des vagues !

Publié dans Mythes

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Logiciel voyage 21/03/2017 14:30

C'est agréable comme expérience