Nicoleta Bazgan

Publié le par HEBAKE

L'imaginaire insulaire témoigne d'une ambiguïté constitutive.

Cette ambivalence particulière de l'île relève d'une indécision entre la cristallisation de l'espace comme un tout unitaire, espace fermé, plié sur lui-même et une configuration ouverte qui se constitue dans un certain rapport des insulaires au continent et au monde. Maryse Condé dans " En attendant le bonheur" témoigne de cette problématique de l'imaginaire insulaire à travers la quête identitaire de sa protagoniste guadeloupéenne.

Le Mythe du Retour fournit à la protagoniste l'arrière-plan de sa démarche dans la recherche d'un espace identitaire originaire et légitime. Le but de mon étude sera de montrer comment l'imaginaire insulaire organise une certaine configuration de l'espace romanesque à travers lequel la protagoniste accomplit sa quête identitaire.

Je me propose également d'analyser l'impact de ces structures imaginaires insulaires sur la dimension psychologique de sa quête et sur le choix narratif. A la fragmentation et multiplication des espaces correspond un processus d'éparpillement identitaire dans un univers psychologique qui oscille entre l'isolement, l'exil perpétuel de l'île par rapport au continent, et la multiplication de l'identité.

Finalement, le choix narratif révèle lui aussi cette influence de l'imaginaire insulaire, car le morcellement de la narration s'accomplit à travers une série des îles de mémoire, fragments hétérogènes et juxtaposés.

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