Calixthe Beyala

Publié le par HEBAKE

C’est dans le cadre convivial de notre partenaire, la librairie Anibwé, pour cette soirée littéraire autour de l’œuvre de Calixthe Beyala que l’auteur s’est livré, jeudi dernier, au jeu des questions-réponses face à son public. C’est une Calixthe Beyala, égale à elle-même, c’est-à-dire qui ne mâche pas ses mots, qui a répondu avec beaucoup de sincérité à l’assistance. A la faveur des questions de celle-ci, l’écrivain est revenu sur son enfance dans les bidonvilles de Douala, son amour inconditionnel pour feue, sa grande soeur pour laquelle elle s’évertue à obtenir sa licence de lettres. Son premier roman, C’est le soleil qui m’a brûlée, est « une longue lettre » dit-elle à cet être cher trop tôt disparue. Un livre qui a failli ne jamais être publié puisque le manuscrit avait fini dans la poubelle à l’instar d’innombrables pages écrites par la Camerounaisequi n’en garde, en définitive, qu’une petite partie. Elle évoque avec une certaine lassitude, semble-t-il, cette frénésie d’écrire qui s’empare d’elle quelquefois et qui lui donne parfois l’impression de passer à côté de certaines choses de la vie. Car elle débute jeune, à environ 23 ans, dans le métier.

 

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