Catégories

Album photos

Bonjour

 

La mer.

Au loin, on voit les îles. Et quand le vent plonge des montagnes, déblayant l'horizon, une ligne grise, ténue, fragile apparaît...

Mardi 8 mai 2007
« Vendredi 1 JUIN »
10 H 30
Inauguration du Bureau de Poste Provisoire de la Poste de CORSE :
Émission de la flamme « Premier Jour »
***
11 H - 18 H
EXPOSITIONS
Galeries de plein air : « île sculpturale »
en présence des artistes

« Samedi 2 JUIN »
OUVERTURE
Cynthia FLEURY philosophe
***
10 H - 13 H
INSULARITE ET ORIGINES- LE MYTHE DE L’ETERNEL RETOUR -
Dominique DESANTI Ecrivain
Laurence PANCRAZI HAUTEMULLE Psychanalyste
Mireille GOUAUX-COUTRIX Professeur
Jeanne TOMASINI Ecrivain
Modération Ugo PANDOLFI Journaliste et Ecrivain
***
14 H - 18 H
L’UBIQUITE SYMBOLIQUE PARTIR - REVENIR
« …Un Corse ne s’exile pas, il s’absente… »
Dominicantone GERONIMI Linguiste
Jean-Pascal DI SAVONA Consultant
Simone GUERRINI Conseiller Exécutif
Vincent CARLOTTI Ingénieur
Modération Jean-Michel RAFFALLI Ecrivain
***
15 H - 19 H
dédicaces des auteurs insulaires.
Atelier d’écriture + Atelier mixte (ouvert aux jeunes)
***
Mistulata in Corsica
Créations de sons par DJ Angelik


« Dimanche 3 JUIN »
OUVERTURE
Gabriel CULIOLI Ecrivain
***
10 H - 13 H
L’ILE D’ELLES QUI FAIT LA CONNECTION ?
Julie TRISTANI Doctorante
Dany VERMEULEN Anthropologue
Lili PISSENLIT Ecrivain
Sylvianne PANTIGNY Ecrivain
Danièle PIANI Éleveur et Ecrivain
Marie-Ange BIASINI Responsable du CDJ
Modération Jeanne-Marie SIMEONI
****************
14 H - 18 H
INSULARITE ET DESTINEES EXTRAORDINAIRES
Gabriel CULIOLI Ecrivain
Paul ORSATTI Consultant formateur
Antoine-Marie GRAZIANI « Pascal PAOLI »
Marie-Josée CESARINI DASSO Docteur en Droit
Modération Vannina BERNARD-LEONI Professeur
***
15 H - 18 H
dédicaces des auteurs insulaires
Atelier d’écriture + Atelier mixte (ouvert aux jeunes)
***
Cynthia FLEURY clôture le colloque
***
Fête insulaire...
libre expression...

Pour tout renseignements : info@isulaviva.net
www.isulaviva.net
http://isulaviva.typepad.fr

par HEBAKE publié dans : Inscrivez-vous...
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 7 avril 2007
Le terme labyrinthe provient de la mythologie grecque, où il désigne la série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure. De nombreuses autres cultures et civilisations ont cependant utilisé ce motif, depuis les temps préhistoriques jusqu'au Moyen Âge, où les labyrinthes se retrouvent dans les églises.
Le labyrinthe du Minotaure construit par Dédale se serait situé en Crète, sur l'île du roi Minos ; c'est en effet sur l'ordre de ce roi qu'il fut construit, afin d'y faire enfermer la créature monstrueuse née des amours de la reine Pasiphaé et d'un taureau. Les recherches archéologiques faites en Crète sur les palais minoens, notamment celui de Cnossos, révèlent des constructions étendues, dont le plan d'ensemble est complexe. Le mythe du Labyrinthe pourrait n'être qu'une transposition de cette complexité architecturale ; par ailleurs, les Crétois vouaient un culte au taureau. Etymologiquement, le mot dériverait du terme labrys qui désigne une hache, plus exactement une double hache comme celles dont a retrouvé des reproductions gravées dans la pierre à Cnossos.
Le mythe du Labyrinthe est une double représentation de l’Homme et de sa condition :
    * Il est d’une part la représentation de l’Homme obscur à lui-même, qui se perd en essayant de se connaître. Il symbolise l’âme humaine dans toute sa complexité, en proie au mal (incarné par le Minotaure, être monstrueux). Toute rencontre avec le monstre se révèle fatale.
    * Il représente d’autre part l’Homme face à l’univers : il est perdu, ne sait d’où il vient, où il est, où il va, et cherche à sortir de cet état, c’est-à-dire à trouver les réponses à ses questions.
Seules trois personnes ont réussi à en sortir selon la légende :
    * Tout d’abord, Dédale et son fils Icare. Ils y furent, selon les versions, enfermés par Minos lui-même, le commanditaire de l’ouvrage, qui voulait être certain que son créateur n’en évente pas les plans. Or la conception était tellement parfaite que l’architecte lui-même était bien incapable d’en trouver la sortie. Il dut recourir à un ingénieux stratagème : fuir par les airs, en s’élevant grâce à des ailes faites de cire et de plumes.
    * Thésée, venu en Crète pour tuer le monstre. Ariane, fille de Minos, s’éprit du jeune homme ; au moment où il pénétrait dans le Labyrinthe, il reçut d’Ariane une pelote de fil qu’il déroula au fur et à mesure qu’il avançait et qui lui permit de retrouver son chemin, une fois sa mission accomplie (le fameux « fil d'Ariane »).
Le Labyrinthe est ainsi la matérialisation de la question du sens de la vie : l'envol de Dédale et Icare peut symboliser l’élévation de l’esprit vers la connaissance ou celle de l’âme vers Dieu, qui permet de sortir de l’absurdité de la condition humaine. De même, l'amour pour un autre être (Ariane pour Thésée) permet de donner un sens à la vie. Cependant, la destinée humaine reste fragile :
    * Ainsi, Icare, que la fougue de la jeunesse grisa, se rapprocha trop près du soleil (symbole de la connaissance, de la lumière, de la vérité) malgré les appels éplorés de son père. La chaleur fit fondre la cire, et le malheureux tomba dans la mer et se noya.
    * Quant à Thésée, il quitta la Crète, emmenant Ariane avec lui, mais l’abandonna bientôt sur l’île de Naxos. Selon la légende, le désespoir d’Ariane fut tel qu’elle se jeta dans la mer. Une autre légende raconte que le dieu Dionysos, la trouvant endormie, en tomba amoureux et l’épousa.
Aspects du labyrinthe :
La légende grecque reprend quelques aspects du mystère égyptien : la mort, la possibilité d'égarement, le fil conducteur, et la notion de non-retour. Mais la comparaison s'arrête là. En effet, autant pour les Egyptiens, le plus important était d'atteindre le centre, autant pour les Grecs, il importait de revenir.
Au IVe siècle, en 324 exactement, on rencontre déjà un labyrinthe qui se déployait dans le sol de la basilique chrétienne San Reparatus à El-Asnam en Algérie. Il faudra attendre le VIe siècle pour voir apparaître des labyrinthes d'églises en Europe, où le plus ancien se trouve à San Vitale de Ravenne en Italie. Mais le symbole hautement païen du labyrinthe est abandonné durant tout le Haut Moyen Âge, pour n'être repris qu'au XIIe siècle. Ce trait est devenu commun à bon nombre d'églises, et de la plupart des grandes cathédrales d'Europe. Les plus vastes se trouvent dans les cathédrales françaises : Poitiers, Amiens, Arras, Auxerre, Reims, Bayeux, Chartres, Mirepoix, Saint-Omer, Saint-Quentin, Toulouse. Le labyrinthe y est toujours situé du côté ouest, la direction d'où viennent les démons (l'ouest étant la direction de la mort). Ne pouvant se déplacer qu'en ligne droite, ils étaient ainsi piégés avant d'arriver au chœur.
La plupart de ces cathédrales ont été construites par des ouvriers spécialisés, appelés compagnons, réunis en confréries ou fraternités. À cette période, il existait trois fraternités : les Enfants du Père Soubise, les enfants de Maître Jacques, et les Enfants de Salomon liés à l' Ordre du Temple. Ces derniers ont laissé sur les pierres ou les poutres, quelques signes gravés qui sont leurs signatures.
Les anciens noms français utilisés pour désigner ces types de labyrinthe étaient :
« dédale », du nom de son inventeur, « méandre » et « chemin de Jérusalem ». Le centre du dédale était lui nommé « paradis » ou encore « Jérusalem ». Il est fort vraisemblable que ceux-ci étaient « enfilés » réellement par des pénitents qui mimaient un pèlerinage en Terre Sainte, ce qui remplaçait un pèlerinage pour les pauvres. Les sinuosités, les détours devaient symboliser les tribulations de la vie chrétienne. Le dédale était une représentation optimiste de la sanction finale, car il ne comportait quasiment jamais d'embranchements, ni boucles, ni culs-de-sac.
Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres, est un imposant labyrinthe de 12 mètres de diamètre, son dessin sur le sol a une signification complexe, et résulte d'une opposition de pavages blancs et bleus. Le centre était autrefois orné d'une plaque de cuivre représentant Thésée, Dédale et le Minotaure (retirée en 1793 pour fondre des canons pour la République). Un psaume se déroule sur les 150 m de son parcours. Autour du centre, les couloirs se déroulent en onze cercles : le chemin de Jérusalem ainsi représenté n'atteint pas la perfection, symbolisée par le nombre 12. Les déambulations des croyants lors de son parcours symbolique, un véritable chemin spirituel, sont l'occasion d'une introspection. Ils suivaient le tracé sans réellement contrôler la direction, commençant par se diriger droit au but, vers le centre, avant de s'en éloigner, forçant ainsi le fidèle à de multiples détours.Le labyrinthe n'est pas visible tout le temps, des bancs étant placés sur le dallage. Mais le vendredi, de Paques à la Toussaint, il est découvert et les fidèles peuvent y déambuler. La basilique de Saint-Quentin propose aussi, sur son pavé, un beau labyrinthe déambulatoire.
Le labyrinthe de la cathédrale de Reims, qui était remarquable, fut détruit en 1779 à cause du bruit généré par les jeunes fidèles qui s'amusaient de ces dédales pendant les offices.
Quelques labyrinthes ont ainsi été découverts, leur forme divergeant les unes des autres. Mais la structure dite "officielle" du labyrinthe d'église est une forme circulaire à onze anneaux concentriques.Depuis l'Antiquité, le cercle est le symbole de l'éternité, de l'infinité et par conséquent, de la puissance de la Divinité. Il est aussi le symbole du soleil, et ce dernier, pour le christianisme, n'est autre que le Christ.
Selon un manuscrit hébraïque datant du XVe siècle, la ville Jéricho serait formée de sept cercles concentriques (symbolisant les sept murailles de la ville) et créerait un labyrinthe.
Le site Stonehenge serait, selon l'écrivain Jorge, un labyrinthe avec plusieurs sorties. L'Île de Malekula (nord-est de la Nouvelle-Calédonie), possède de nombreux labyrinthes.Le centre de ces derniers, utilisés dans des rites sacrés, symbolise le passage entre le monde des vivants et des morts.
Approches initiatiques :
Le labyrinthe est un archétype de la Connaissance. Son itinéraire se situe entre les Cornes du Monstre que l'initié doit affronter. Son parcours est un chemin d'épreuves correspondant à l'imagerie symbolique d'un pont à traverser. Ce pont archétypal est dénommé, dans la tradition mazdéenne Pont de Cinvat. Il sépare deux univers selon Henry Corbin. Le passage d'un univers à l'autre s'effectue aux prix de cette traversée qui s'accomplit selon des stratégies précises, où rien n'est laissé au hasard, à l'image de la Sortie d'Égypte. Les directives devant mener à la sortie du labyrinthe sont consignées dans les rites et traditions.
Labyrinthes parfaits et labyrinthes à îlots :
Un labyrinthe est une surface connexe. De telles surfaces peuvent avoir des topologies différentes : simple, ou comportant des anneaux ou îlots...

Pour en connaître plus, il vous sera agréable de participer au colloque "Iles. Expressions de l'imaginaire."
par HEBAKE publié dans : iles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 1 mars 2007

L’Île Dernière était une station balnéaire au large de la côte louisianaise, très à la mode au 19e siècle. Pour fuir la chaleur et la fièvre jaune, la population bourgeoise de la Nouvelle-Orléans s’y installait pendant l’été. En 1856, un ouragan dévastateur a frappé, coupant l’île en deux. Le grand hôtel ainsi que tous ces hôtes ont disparus. Quand les sauveteurs sont arrivés quelques jours plus tard, ils n’ont trouvé qu’une vache affolée. Aujourd’hui ce qui reste de l’Île Dernière sert de havre pour les oiseaux migrateurs.

C’était un vendredi après-midi à la fin du mois de juillet,
Le ciel a commencé à noircir et le vent a commencé à souffler.
Les pélicans et les cormorans se sont tous mis à terre.
Et tout est devenu silencieux comme le fond d’un cimetière.

Dans l’hôtel sur le grand chenier, le bal allait bon train.
Les jolies filles et les beaux galants, insouciants du lendemain.
Parmi les éclats de rire et le bruit de cristal de verre,
Personne n’imaginait que c’était la fin de l’Île Dernière.

Refrain :
Oh, sauvez mon âme, des flammes d’enfer.
Oh, sauvez moi, de l’Ile Dernière.

Soudainement sur le coup de minuit est venue une rafale de vent.
Ça soufflait si fort que ç’a arraché les portes des encadrements.
On entendait la mer enragée comme des millions d’abeilles.
Les musiciens étaient si surpris qu’ils ont arrêté de jouer.

De plus en plus fort le vent soufflait, les lampes étaient toutes éteintes,
Les danseurs cherchaient la sortie en se tenant par la main.
Mais sur la plage sous les nuages, on ne trouvait guère refuge.
C’était l’ouragan du Yucatan, c’était le grand déluge.

Refrain

Le vent soufflait pour des heures de temps, on ne restait guère debout.
Les gens étaient si effarouchés qu’ils hurlaient au secours.
Parmi les pleurs et les cris poussés, arrive le raz-de-marée,
Comme le train du diable à trois étages, auquel rien ne résistait.

L’hôtel et tous ses habitants étaient emmenés au large.
On s’aggripait à n’importe quoi, espérant trouver sauvetage.
Une fois le bâtiment redressé, on a monté sur le toit.
Mais dans cette nuit, aucun répit, il n’y avait que de l’effroi.

Enragés par l’eau salée, arrivent des milliers de serpents.
On essayait de les repousser pour protéger les enfants.
Mais contre tous ces mocassins, il n’y avait rien à faire.
Il n’y a pas eu de survivant cette nuit sur l’Île Dernière.

Refrain

Aujourd’hui au bout de l’archipel qu’on appelle les Chandeleurs,
A 28 degrés de latitude, on entend toujours des pleurs.
Tous les marins naviguant dans ses eaux font une prière,
Pour les hommes et les femmes et les petits enfants perdus sur l’Ile Dernière

Zachary Richard, Les Editions du Marais Bouleur

par HEBAKE publié dans : iles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 31 janvier 2007
Plus de la moitié des membres du Commonwealth – 27 pays sur 53 – sont de petits Etats insulaires en développement (PEID). Ils font partie intégrante de notre identité et ont un rôle important à jouer. Ils contribuent à l’équilibre interne de l’organisation et à son envergure mondiale – et ils permettent au Commonwealth d’accomplir sa mission d’intermédiaire entre les nations, petites et grandes, riches et pauvres, puissantes et vulnérables.
Le Commonwealth a été la première organisation à reconnaître les défis uniques auxquels sont confrontés les petits Etats – et en particulier les îles – et à sensibiliser l’opinion internationale à leur sujet.

La vulnérabilité des PEID découle d’un certain nombre de facteurs comme leur taille, leur éloignement et leur isolation, leur susceptibilité aux catastrophes naturelles, leur diversification limitée, leur manque d’accès aux capitaux extérieurs, leur pauvreté – la liste est loin d’être terminée. Ces facteurs sont inhérents à leur situation et ne disparaîtront pas. Mais avec notre aide, les PEID peuvent se renforcer et leurs communautés devenir plus aisées, mieux éduquées et mieux soignées.

Le Programme d’action de la Barbade de 1994 présente une stratégie détaillée pour aider les PEID à aborder certains de ces problèmes. Des progrès ont certes été faits mais il reste encore beaucoup à accomplir. La Réunion internationale sur le Programme d’action de la Barbade, organisée à l’île Maurice, est l’occasion de faire le bilan des initiatives et mesures prises depuis dix ans, et de définir comment progresser encore.

Des progrès particuliers ont été faits, par exemple, dans les domaines de l’élaboration des cadres politiques et des négociations d’accords multilatéraux. Mais il faut continuer à intégrer les politiques et à sensibiliser l’opinion au Plan d’action de la Barbade en tant que modèle de développement durable pour les PEID.

Parmi les nouvelles questions à l’ordre du jour, la sécurité apparaît comme la plus importante – sécurité alimentaire et de l’eau, et difficultés rencontrées par les Etats pauvres et archipélagiques pour respecter la Résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée suite aux attentats du 11 septembre 2001.

Le Commonwealth a participé activement aux réunions préparatoires de la Réunion de l’île Maurice, apportant son aide aux pays membres en vue du bilan. Par l’intermédiaire du Fonds du Commonwealth pour la coopération technique (FCCT), nous avons facilité la préparation des études de cas sur l’application du Plan d’action dans la région Pacifique, et aidé les pays membres à remplir les rapports nationaux d’évaluation avant les réunions préparatoires régionales.

Les consultations du Commonwealth pour la Réunion de l’île Maurice ont également été facilitées par certains forums comme la Réunion du groupe ministériel du Commonwealth sur les petits Etats à Abuja, au Nigeria en décembre 2003. Lorsque les dirigeants du Commonwealth se sont réunis à Abuja immédiatement après, ils ont apporté leur soutien complet au Programme d’action de la Barbade. Ils ont souligné le fardeau que le terrorisme et ses conséquences avaient placé sur les petits Etats. Ils ont fait remarquer que « le réchauffement mondial et le changement climatique menaçaient la survie des petits Etats insulaires et d’autres zones de basse altitude » et ont confirmé que le Commonwealth apporterait son assistance technique pour aborder ces problèmes.

L’objectif du Commonwealth est de veiller à ce que les pays les moins puissants ne restent pas sur la touche
En juillet 2003, les dirigeants de trois organisations régionales (la Commission de l’océan Indien, CARICOM et le Forum du Pacifique) ont demandé l’aide du Secrétariat du Commonwealth pour élaborer une stratégie permettant de traiter des préoccupations commerciales des PEID dans le contexte de la Réunion de l’île Maurice. Les experts commerciaux représentant ces organisations se sont réunis à Genève et ont rédigé un avant-projet sur les questions commerciales qui a été examiné lors de la réunion préparatoire interrégionale organisée aux Bahamas en janvier 2004. A cette occasion, le Secrétariat a également parlé du projet de Commonwealth pour l’enseignement – sorte d’université virtuelle pour les petits Etats – qui a rencontré l’approbation des ministres de l’Education du Commonwealth, réunis à Edimbourg en octobre 2003. Dans le cadre de cette initiative, les technologies de l’information et de la communication contribueront au développement durable des capacités des ressources humaines dans les petits Etats
En réponse aux questions soulevées lors des réunions préparatoires, le Secrétariat du Commonwealth, en étroite collaboration avec l’Université de Malte, a réuni un groupe d’experts en mars 2004 pour proposer des mesures permettant aux petits Etats de renforcer leur capacité à gérer leur vulnérabilité économique inhérente. La déclaration qu’ils ont rédigée a été soumise au Secrétaire général des Nations Unies pour être distribuée comme document officiel lors de la Réunion de l’île Maurice.
Nous avons également participé au renforcement des objectifs du Programme d’action de la Barbade dans bien d’autres domaines. Nous sommes conscients du fait que lorsque des décisions sont prises au niveau mondial, les petits Etats et les petits Etats insulaires restent souvent sur la touche. Ils ont du mal à défendre leurs intérêts face à l’influence prépondérante des grands pays. Une grande partie des travaux du Commonwealth visent à essayer de redresser la balance en leur faveur, en leur donnant les outils nécessaires pour se faire entendre et traiter dans un contexte équitable.
Lorsque le gouvernement d’un petit Etat insulaire commence à négocier l’exploitation de ses ressources naturelles avec une grande multinationale, il est généralement perdant. Le rôle du Commonwealth est de fournir les experts susceptibles d’affermir la main du gouvernement et de veiller à ce que le pays ne soit pas lésé. De même, dans le cas d’un différend concernant les limites maritimes entre un pays de la taille de la Dominique et un pays de la taille de la France, on imagine bien dans quel sens peut pencher la balance. En l’occurrence, le Commonwealth a pu fournir la compétence et l’expertise empêchant la Dominique de se trouver enfermée dans la mer.
Il en va de même pour le commerce : l’objectif du Commonwealth est de veiller à ce que les pays les moins puissants ne restent pas sur la touche. Comment nier qu’il y ait un déséquilibre lorsque la production d’un sac de riz coûte deux fois plus cher à un agriculteur américain qu’à un agriculteur guyanais, par exemple, et que l’Américain réussit pourtant à vendre son riz moins cher ? Comment peut-on espérer que les PEID se sortent de la pauvreté grâce au commerce lorsque les grandes économies – Etats-Unis, Union européenne et Japon – vendent leur production à perte ? Et comment les PEID peuvent-ils être compétitifs au niveau mondial lorsqu’ils n’ont pas accès aux marchés du monde industrialisé ?
Cela fait longtemps que nous demandons aux pays développés de supprimer leurs subventions agricoles. Nous conseillons nos petits pays membres en développement afin qu’ils soient bien armés lors des négociations commerciales avec les grands pays.
Nous avons aidé nos petits Etats et petits Etats insulaires à élaborer le programme de travail de l’Organisation mondiale du commerce concernant les petites économies, mandaté par la Déclaration de Doha. De plus, le Commonwealth a récemment reçu 17 millions d’euros de la Commission européenne pour renforcer la capacité commerciale des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, et veiller à ce qu’eux aussi puissent profiter des avantages du commerce mondial.
L’échec des négociations de Cancún l’année dernière inquiète tout le monde et notamment les petits Etats. Il est tout à fait possible que le projet de système commercial multilatéral fondé sur des règlements tombe à l’eau. Lors de la réunion d’Abuja, les dirigeants du Commonwealth ont montré leur détermination à faciliter la poursuite des négociations commerciales, et ils ont convenu de créer une Mission commerciale ministérielle du Commonwealth. En février dernier, le groupe ministériel, dont faisaient partie les ministres du Commerce de la Barbade et de Fidji, s’est rendu dans les principales capitales pour rencontrer d’importants acteurs commerciaux et essayer de trouver un consensus sur la voie à suivre.
En tant qu’organisation réunissant des pays de toutes tailles, enfermés dans les terres ou dans les mers, et à tous les stades de développement économique, le Commonwealth est particulièrement bien placé pour faire une différence dans la vie des populations. Les PEID ont beaucoup à gagner de leur appartenance au Commonwealth. Quelle autre organisation permet à ses dirigeants de s’asseoir à la même table que les dirigeants des pays du G8, de leur parler d’égal à égal et de discuter avec eux de problèmes communs ?

Ses Petits Etats insulaires membres sont une force et une richesse pour le Commonwealth et ils font partie intégrante de sa diversité. Ils étendent son influence et lui permettent de jouer un rôle crucial et consensuel. Le partenariat entre les petits Etats insulaires et le Commonwealth est au cœ:ur même de l’organisation et il est crucial pour son avenir.

par Don McKinnon publié dans : iles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 21 janvier 2007

« Acqua in bocca e fichi maturi » ‑ Eau dans la bouche et figues mûres ‑ :
cela se dit en corse pour inviter à ne parler qu'au moment opportun. Pourquoi ce dicton me vient‑il à l'esprit en commençant ce texte ? Est‑ce parce que je l'ai découvert la première fois dans la bouche d'un ami, ancien résistant comme Touky et originaire, comme lui, de Vico ? Ou bien, parce que, aussi loin que je me le représente ‑ ça remonte à la fin des années 50 c'est ainsi que je le vois, silencieux, énigmatique et souriant, tétant sa pipe d'ambre, la même ‑ ou sa soeur qu'il avait encore lors de notre dernière rencontre en octobre 2001 ?
Pourtant il parlait ! Longtemps ce fut même par là qu'il nous marqua tous, avant d'écrire ; mais il revint, vers la fin, à la parole puisque ses derniers livres sont des dialogues ; comme S'il n'était de recherche de la vérité que dans l'effort partagé, épaule contre épaule, esprit contre esprit ; avec un autre. Peut‑être est‑ce ce qu'il voulait dire à Jean‑Paul Dollé : « On doit rompre le silence comme on rompt le pain », en compagnie et pour mastiquer ensemble ce silence rompu dont se nourrit la parole.
Ayant déserté très tôt la philosophie et Paris, je le perdis de vue pendant plus de vingt ans. Je le retrouvai, en 1984, ainsi que Dominique, quand je fus chargé d'un rapport d'expertise sur le département d'ethnologie de Paris VII, que dirigeait Robert Jaulin. Sans partager les positions de Jaulin, je l'avais toujours défendu dans les commissions du CNRS, contre les attaques mesquines dont il était l'objet. Que Touky participât aux enseignements de ce département me réconforta et me déconcerta tout à la fois ; et il me plut qu'à sa mort, ce fût Touky qui signât, dans Le Monde, l'article qui lui fut consacré.
En juin 1997, à l'invitation de la ville de Bastia et de la région Corse, se tint à Bastia un colloque qui réunit, autour de son oeuvre, quelques uns de ses anciens élèves. Ce furent trois jours de bonheur intellectuel et d'amitié, et l'occasion de l'entendre, éblouissant, dans une réflexion à haute voix sur ce que c'est qu'habiter.
Il commença par nous dire qu'on n'habite pas nécessairement le lieu où l'on est : un prisonnier vit en prison mais n'habite pas la prison ; un animal occupe mais n'habite pas son territoire. Dominique, silencieuse, attentive, écoutait. Des chats, rien ne fut dit.
Habiter, nous expliqua-t‑il, c'est autre chose ; c'est ouvrir sans cesse, à partir du lieu où l'on est, des horizons qui font que ce lieu, et tous les autres, prennent plus de sens. Habiter une langue, ce n'est pas seulement ‑ en connaître le lexique et la syntaxe, c'est la pratiquer, la travailler, lui faire dire tout ce qu'elle peut ex­primer.
Lui, dont le corse était la langue maternelle, nous expliqua pourquoi il n'aurait pas su ex­primer de la philosophie en Corse : non pas en raison d'une infirmité de cette langue, mais parce qu'elle n'avait jamais encore été habitée de cette façon, parcourue, sollicitée pour pro­duire de la philosophie. Qu'il ait choisi cette occasion pour nous dire que cette langue res­tait à habiter « philosophiquement » était sans doute, dans son esprit, une manière d'offrir à la Corse l'hommage dont il était l'objet.

par Georges Ravis Giordani publié dans : Textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 6 janvier 2007

Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.

Ce texte de John Donne (1572-1631) est un des plus célèbres de la littérature anglaise (on pense au titre du roman de Hemingway, Pour qui sonne le glas). Dire qu’« aucun homme n’est une île » ne saurait faire une apologie du collectivisme, comme d’aucuns ont voulu croire. C’est une constatation d’évidence. Tout homme est « une partie de l’ensemble », grâce à quoi nous bénéficions du commerce et de la culture. « La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain » : J’en tire l’enseignement qu’agresser autrui est m’agresser moi-même, c’est une règle morale sans exception et à laquelle je souscris sans réserve, mais je ne vois pas qu’elle m’impose d’être au service d’autrui.
http://www.liberalia.com
cmichel@cmichel.com

par Donne’s Devotions (1624) publié dans : Textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 31 décembre 2006

A la question de Dominique Antoine Grisoni, Jean-Toussaint Desanti lui répond :

Je ne suis pas dupe, tu sais : je vois bien la petite lueur briller dans ton regard. Tu espères en fait m'embarrasser avec une question aussi directe et aussi lapidaire. Surtout qu'elle fait appel à ce fameux « qu'est‑ce que ? » dont nous, les philosophes, avons tendance à nous défier. A la vérité, ta question ne me met pas en difficulté.
Néanmoins, si tu le permets, je vais la tourner à ma manière.
Supposons que, au lieu d'un philosophe, tu interroges un joueur de poker, un flambeur dans l’âme ‑ nous en avons beaucoup connu, nous autres Méditerranéens et insulaires, de ces fébriles immobiles - et que tu lui demandes : « Qu'est‑ce que le poker ? » Te tiendras‑tu pour satisfait s'il t'énonce uniquement les règles du jeu ? J'en doute. Car il aurait dû comprendre que ta question avait un autre sens. Ton désir d'en savoir davantage ne concerne pas le jeu lui-même, ses règles et ses stratégies, mais l'amour du poker, cette passion singulière, lisible dans les yeux du joueur, et jusque dans la posture, guetteuse et tranquille de son corps de flambeur. Donc, à ta question, que crois‑tu qu'il puisse répondre ? Rien, en vérité. Sinon, éventuellement, ceci : « Viens voir. Ou bien tu entres dans le jeu et tu commenceras peut‑être à saisir de quoi il retourne. Ou bien tu t'en absentes. Et en ce cas nul discours ne te fera comprendre le fond d'une affaire que tu n'auras pas partagée. »

   C'est à un flambeur du même type que tu t'adresses aujourd'hui. A ceci près qu'il n'est pas question de poker, mais de ce que tu as nommé de ce nom si ancien : « philosophie ». Voici plus de soixante ans maintenant que je suis entré dans le jeu philosophique, et je m'aperçois que je n'ai pas accumulé de savoir. J'ai dépensé, plutôt, les maigres connaissances que j'ai cru acquérir. Je les ai jetées et sacrifiées sur le tapis du jeu. Tout y a passé tour à tour : la religion de mon enfance, quelque peu de mathématiques et tout ce qui gravite autour de ces noms propres la culture philosophique, comme il est dit : Platon, Aristote, Marx et tant d'autres encore. Je continue aujourd'hui et sans relâche ce travail de dépense. En quoi je passe pour paresseux. J'écris peu, en effet. Mais je mise beaucoup : le tapis se transforme toujours sous mes yeux. J'attends le gain qui parfois m'advient. C'est ainsi : la dépense est un dur travail, et je m'y complais.

Aussi, à ta question je ne répondrai pas par un discours. Depuis le temps que j'enseigne, j'ai beaucoup de tels discours en réserve. Pour l'instant j'y renonce ‑ nous examinerons peut-être par la suite s'il y a lieu d'y revenir ‑, et je te dirai seulement ceci: « Viens voir. Nous allons jouer, et découvrir ensemble de quoi il retourne dans le jeu, et ce qu'on y risque. »

Lisez dans la Collection Figures dirigée par B-H Levy chez Grasset "Philosophie : un rêve de flambeur"

par D-A Grisoni et J-T Desanti publié dans : Textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 30 décembre 2006

J'étais parti pour consacrer ce bloc‑notes au beau livre (« La liberté nous aime encore», éditions Odile Jacob) que Jean‑Toussaint Desanti vient, avec Dominique, sa femme, de consacrer à sa traversée du siècle. J'étais en train de chroniquer cette autobiographie à deux voix, inédite dans sa forme, où, sous l'impulsion d'un tiers, Roger‑Pol Droit, deux êtres qui s'aiment depuis soixante ans témoignent, confrontent leurs souvenirs et, en racontant leur temps, se livrent.

Je voulais dire l'adolescence non-conformiste de l'une, la naissance corse de l'autre, la guerre ensemble, la Résistance, l'illusion communiste et son avenir, l'amour comme deux aventures singulières mais partagées, le refus de la transparence, la révolte, la générosité, la colère. Et puis voilà. C'est dimanche. Un ami m'appelle. Jean‑Toussaint, «Touky» pour ses amis, est mort. Il avait 87 ans. Une oeuvre immense et rare. Et il ne me reste à dire que ma peine, les images de lui qui me reviennent, son influence sur ma génération et sur moi ‑ au lieu du livre qu'il venait d'écrire, le vide qu'il laisse déjà.

Touky, à l'École normale, dans le rôle de passeur secret, sans dogmes, devenant, au fil des ans, le maître des maîtres de l'époque ‑ Althusser, Foucault, d'autres : qui sait ce que serait la pensée française d'aujourd'hui sans la trace presque silencieuse de ce Socrate moderne ? qui peut dire ce que nous serions sans cette initiation têtue, continue, aux disciplines conjointes de l'histoire des sciences façon Bachelard, de l'épistémologie version Canguilhem, de la phénoménologie merleau‑pontienne ?

Touky, à mi‑chemin de Husserl et de Spinoza, ou de Platon et de Plotin, nous éduquant, non plus comme dans la philosophie des sciences traditionnelle à surplomber les savoirs pour en reconstituer la carte et tenter d'y percevoir des lignes de fuite ou de traverse, mais à creuser au contraire, percer leur sol supposé sûr et, en creusant, en fouillant, en allant ainsi vers la racine, trouver peut-être le point de leur engendrement logique et commun.

Jean‑Toussaint Desanti, un destin philosophique. 8 octobre 2002

Le Point, 24 janvier 2002

par Bernard Henri Levy publié dans : Qui sommes-nous ?
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 décembre 2006

UA POU se trouve à 35 km au sud de Nuku Hiva.  L’île offre un relief très découpé sculpté de profondes vallées où de charmants villages ont été construits. Son relief est si surprenant qu’on la surnomme « Les piliers » car l’île est surplombée d’immenses pics basaltiques, qui donnent l’impression que l’île est un château avec de hautes colonnes qui se rapprochent du ciel.

Ua Pou, dernière île du groupe Nord de l’archipel des Marquises, est la plus peuplée et géologiquement la plus récente. Pics de basaltes spectaculaires, ses sommets donnent au paysage sa force impressionnante, faisant de cette petite île montagneuse l’une des plus belles et des plus typiques de la Polynésie. Les colonnes de Trachyte gris qui dominent le centre de l’île surplombent les vallées profondes, parmi lesquelles la vallée des rois de Hakamoui et ses nombreux vestiges archéologiques accessibles depuis le village. On retrouve à Ua Pou l’enchantement qui a converti R.L. Stevenson au bonheur des îles, l’authenticité des lieux rappelant à chaque instant la nature souveraine. Une excursion en 4X4 mènera les promeneurs jusqu’à la baie de Hohoi, appelée aussi “la baie des pierres fleuries” en raison de ses galets aux motifs en forme de fleurs, uniques au monde, semés sur la plage de sable noir où s’arrête la piste. Au gré des détours de la route qui s’étire parmi les acacias et les manguiers flamboyants, des chevaux sauvages parcourent la végétation luxuriante de l’île, aux essences variées. Autrefois peu habitée, la vallée d’Akahau, où se trouvent les magnifiques plages de sable blanc de Anahoa, abrite aujourd’hui la capitale de l’île. Mariage du christianisme et de la culture locale, l’église, qui arbore ses sculptures marquisiennes, y reste le monument le plus remarquable. Dans ce village fleuri, les habitants invitent les visiteurs à découvrir leurs arts traditionnels tels que le tressage du pandanus, la réalisation d'objets en bois peint ou sculpté ou encore la fabrication de parures en nacre, os, ou coquillages.

par HEBAKE publié dans : iles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 décembre 2006
Bien malin qui peut dire avec certitude où vivent sur Terre les peuples les plus heureux. La New Economics Foundation (NEF) s’est attelée à la tâche. Ce qu’elle a découvert va à l’encontre des idées reçues. Les adeptes de la simplicité volontaire nous disent depuis des années que l’on peut être heureux en se contentant de peu. Il se pourrait bien qu’ils aient raison, si l’on se fie au tout nouveau Happy Planet Index (HPI) de la NEF qui classe le Vanuatu au premier rang mondial du bonheur.
La recette des Vanuatais ?
Demander le minimum à leur environnement et ne pas trop s’en faire avec la vie.
Si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, le bonheur pourrait bien, lui, appartenir à ceux qui ne consomment que l’essentiel. Les Américains, champions toutes catégories de la consommation, sont au 150e rang du HPI, bien loin derrière les Vanuatais.
Le produit national brut (PIB) peut aller se rhabiller. Au-delà de son aspect spectaculaire, le médiocre score des Américains pose la qustion fondamentale de la définition du développement. Déjà, le PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement, avait opposé son indice du développement humain (IDH), inspiré des travaux de l’économiste Amartya Sen, à une vision purement économique du développement.
L’IDH combine trois éléments (longévité, scolarisation et alphabétisation, niveau de vie) pour mesurer la qualité de vie. Cette mesure multidimensionnelle du développement se veut une réponse à la mesure purement économique qui dominait avant son introduction.
Désormais, non seulement le progrès économique n’est plus seul au-dessus de la mêlée, mais il est même de plus en plus perçu comme allant à l’encontre d’un développement qui puisse contribuer efficacement à la qualité de vie des êtres humains.
La partie est loin d’être gagnée.
La NEF ne se fait pas d’illusion sur la difficulté d’amener un changement de cap.
Même s’il est de plus en plus évident que la poursuite du progrès économique ne rend pas les gens plus heureux, tout en endommageant  l’environnement, le vieil adage voulant que l’on n’arrête pas le progrès continue de dominer.
Sauf peut-être au Vanuatu, où dominent le vent du large et le bruit des vagues !
par HEBAKE publié dans : Mythes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus