Bonjour
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La mer. Au loin, on voit les îles. Et quand le vent plonge des montagnes, déblayant l'horizon, une ligne grise, ténue, fragile apparaît... |

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La mer. Au loin, on voit les îles. Et quand le vent plonge des montagnes, déblayant l'horizon, une ligne grise, ténue, fragile apparaît... |
L’Île Dernière était une station balnéaire au large de la côte louisianaise, très à la mode au 19e siècle. Pour fuir la chaleur et la fièvre jaune, la population bourgeoise de la Nouvelle-Orléans s’y installait pendant l’été. En 1856, un ouragan dévastateur a frappé, coupant l’île en deux. Le grand hôtel ainsi que tous ces hôtes ont disparus. Quand les sauveteurs sont arrivés quelques jours plus tard, ils n’ont trouvé qu’une vache affolée. Aujourd’hui ce qui reste de l’Île Dernière sert de havre pour les oiseaux migrateurs.
C’était un vendredi après-midi à la fin du mois de juillet,
Le ciel a commencé à noircir et le vent a commencé à souffler.
Les pélicans et les cormorans se sont tous mis à terre.
Et tout est devenu silencieux comme le fond d’un cimetière.
Dans l’hôtel sur le grand chenier, le bal allait bon train.
Les jolies filles et les beaux galants, insouciants du lendemain.
Parmi les éclats de rire et le bruit de cristal de verre,
Personne n’imaginait que c’était la fin de l’Île Dernière.
Refrain :
Oh, sauvez mon âme, des flammes d’enfer.
Oh, sauvez moi, de l’Ile Dernière.
Soudainement sur le coup de minuit est venue une rafale de vent.
Ça soufflait si fort que ç’a arraché les portes des encadrements.
On entendait la mer enragée comme des millions d’abeilles.
Les musiciens étaient si surpris qu’ils ont arrêté de jouer.
De plus en plus fort le vent soufflait, les lampes étaient toutes éteintes,
Les danseurs cherchaient la sortie en se tenant par la main.
Mais sur la plage sous les nuages, on ne trouvait guère refuge.
C’était l’ouragan du Yucatan, c’était le grand déluge.
Refrain
Le vent soufflait pour des heures de temps, on ne restait guère debout.
Les gens étaient si effarouchés qu’ils hurlaient au secours.
Parmi les pleurs et les cris poussés, arrive le raz-de-marée,
Comme le train du diable à trois étages, auquel rien ne résistait.
L’hôtel et tous ses habitants étaient emmenés au large.
On s’aggripait à n’importe quoi, espérant trouver sauvetage.
Une fois le bâtiment redressé, on a monté sur le toit.
Mais dans cette nuit, aucun répit, il n’y avait que de l’effroi.
Enragés par l’eau salée, arrivent des milliers de serpents.
On essayait de les repousser pour protéger les enfants.
Mais contre tous ces mocassins, il n’y avait rien à faire.
Il n’y a pas eu de survivant cette nuit sur l’Île Dernière.
Refrain
Aujourd’hui au bout de l’archipel qu’on appelle les Chandeleurs,
A 28 degrés de latitude, on entend toujours des pleurs.
Tous les marins naviguant dans ses eaux font une prière,
Pour les hommes et les femmes et les petits enfants perdus sur l’Ile Dernière
Zachary Richard, Les Editions du Marais Bouleur
Les consultations du Commonwealth pour la Réunion de l’île Maurice ont également été facilitées par certains forums comme la Réunion du groupe ministériel du Commonwealth sur les petits Etats à Abuja, au Nigeria en décembre 2003. Lorsque les dirigeants du Commonwealth se sont réunis à Abuja immédiatement après, ils ont apporté leur soutien complet au Programme d’action de la Barbade. Ils ont souligné le fardeau que le terrorisme et ses conséquences avaient placé sur les petits Etats. Ils ont fait remarquer que « le réchauffement mondial et le changement climatique menaçaient la survie des petits Etats insulaires et d’autres zones de basse altitude » et ont confirmé que le Commonwealth apporterait son assistance technique pour aborder ces problèmes.
En juillet 2003, les dirigeants de trois organisations régionales (la Commission de l’océan Indien, CARICOM et le Forum du Pacifique) ont demandé l’aide du Secrétariat du Commonwealth pour élaborer une stratégie permettant de traiter des préoccupations commerciales des PEID dans le contexte de la Réunion de l’île Maurice. Les experts commerciaux représentant ces organisations se sont réunis à Genève et ont rédigé un avant-projet sur les questions commerciales qui a été examiné lors de la réunion préparatoire interrégionale organisée aux Bahamas en janvier 2004. A cette occasion, le Secrétariat a également parlé du projet de Commonwealth pour l’enseignement – sorte d’université virtuelle pour les petits Etats – qui a rencontré l’approbation des ministres de l’Education du Commonwealth, réunis à Edimbourg en octobre 2003. Dans le cadre de cette initiative, les technologies de l’information et de la communication contribueront au développement durable des capacités des ressources humaines dans les petits Etats
En réponse aux questions soulevées lors des réunions préparatoires, le Secrétariat du Commonwealth, en étroite collaboration avec l’Université de Malte, a réuni un groupe d’experts en mars 2004 pour proposer des mesures permettant aux petits Etats de renforcer leur capacité à gérer leur vulnérabilité économique inhérente. La déclaration qu’ils ont rédigée a été soumise au Secrétaire général des Nations Unies pour être distribuée comme document officiel lors de la Réunion de l’île Maurice.
Nous avons également participé au renforcement des objectifs du Programme d’action de la Barbade dans bien d’autres domaines. Nous sommes conscients du fait que lorsque des décisions sont prises au niveau mondial, les petits Etats et les petits Etats insulaires restent souvent sur la touche. Ils ont du mal à défendre leurs intérêts face à l’influence prépondérante des grands pays. Une grande partie des travaux du Commonwealth visent à essayer de redresser la balance en leur faveur, en leur donnant les outils nécessaires pour se faire entendre et traiter dans un contexte équitable.
Lorsque le gouvernement d’un petit Etat insulaire commence à négocier l’exploitation de ses ressources naturelles avec une grande multinationale, il est généralement perdant. Le rôle du Commonwealth est de fournir les experts susceptibles d’affermir la main du gouvernement et de veiller à ce que le pays ne soit pas lésé. De même, dans le cas d’un différend concernant les limites maritimes entre un pays de la taille de la Dominique et un pays de la taille de la France, on imagine bien dans quel sens peut pencher la balance. En l’occurrence, le Commonwealth a pu fournir la compétence et l’expertise empêchant la Dominique de se trouver enfermée dans la mer.
Il en va de même pour le commerce : l’objectif du Commonwealth est de veiller à ce que les pays les moins puissants ne restent pas sur la touche. Comment nier qu’il y ait un déséquilibre lorsque la production d’un sac de riz coûte deux fois plus cher à un agriculteur américain qu’à un agriculteur guyanais, par exemple, et que l’Américain réussit pourtant à vendre son riz moins cher ? Comment peut-on espérer que les PEID se sortent de la pauvreté grâce au commerce lorsque les grandes économies – Etats-Unis, Union européenne et Japon – vendent leur production à perte ? Et comment les PEID peuvent-ils être compétitifs au niveau mondial lorsqu’ils n’ont pas accès aux marchés du monde industrialisé ?
Cela fait longtemps que nous demandons aux pays développés de supprimer leurs subventions agricoles. Nous conseillons nos petits pays membres en développement afin qu’ils soient bien armés lors des négociations commerciales avec les grands pays.
Nous avons aidé nos petits Etats et petits Etats insulaires à élaborer le programme de travail de l’Organisation mondiale du commerce concernant les petites économies, mandaté par la Déclaration de Doha. De plus, le Commonwealth a récemment reçu 17 millions d’euros de la Commission européenne pour renforcer la capacité commerciale des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, et veiller à ce qu’eux aussi puissent profiter des avantages du commerce mondial.
L’échec des négociations de Cancún l’année dernière inquiète tout le monde et notamment les petits Etats. Il est tout à fait possible que le projet de système commercial multilatéral fondé sur des règlements tombe à l’eau. Lors de la réunion d’Abuja, les dirigeants du Commonwealth ont montré leur détermination à faciliter la poursuite des négociations commerciales, et ils ont convenu de créer une Mission commerciale ministérielle du Commonwealth. En février dernier, le groupe ministériel, dont faisaient partie les ministres du Commerce de la Barbade et de Fidji, s’est rendu dans les principales capitales pour rencontrer d’importants acteurs commerciaux et essayer de trouver un consensus sur la voie à suivre.
En tant qu’organisation réunissant des pays de toutes tailles, enfermés dans les terres ou dans les mers, et à tous les stades de développement économique, le Commonwealth est particulièrement bien placé pour faire une différence dans la vie des populations. Les PEID ont beaucoup à gagner de leur appartenance au Commonwealth. Quelle autre organisation permet à ses dirigeants de s’asseoir à la même table que les dirigeants des pays du G8, de leur parler d’égal à égal et de discuter avec eux de problèmes communs ?
Ses Petits Etats insulaires membres sont une force et une richesse pour le Commonwealth et ils font partie intégrante de sa diversité. Ils étendent son influence et lui permettent de jouer un rôle crucial et consensuel. Le partenariat entre les petits Etats insulaires et le Commonwealth est au cœ:ur même de l’organisation et il est crucial pour son avenir.
« Acqua in bocca e fichi maturi » ‑ Eau dans la bouche et figues mûres ‑ :
cela se dit en corse pour inviter à ne parler qu'au moment opportun. Pourquoi ce dicton me vient‑il à l'esprit en commençant ce texte ? Est‑ce parce que je l'ai découvert la première fois dans la bouche d'un ami, ancien résistant comme Touky et originaire, comme lui, de Vico ? Ou bien, parce que, aussi loin que je me le représente ‑ ça remonte à la fin des années 50 c'est ainsi que je le vois, silencieux, énigmatique et souriant, tétant sa pipe d'ambre, la même ‑ ou sa soeur qu'il avait encore lors de notre dernière rencontre en octobre 2001 ?
Pourtant il parlait ! Longtemps ce fut même par là qu'il nous marqua tous, avant d'écrire ; mais il revint, vers la fin, à la parole puisque ses derniers livres sont des dialogues ; comme S'il n'était de recherche de la vérité que dans l'effort partagé, épaule contre épaule, esprit contre esprit ; avec un autre. Peut‑être est‑ce ce qu'il voulait dire à Jean‑Paul Dollé : « On doit rompre le silence comme on rompt le pain », en compagnie et pour mastiquer ensemble ce silence rompu dont se nourrit la parole.
Ayant déserté très tôt la philosophie et Paris, je le perdis de vue pendant plus de vingt ans. Je le retrouvai, en 1984, ainsi que Dominique, quand je fus chargé d'un rapport d'expertise sur le département d'ethnologie de Paris VII, que dirigeait Robert Jaulin. Sans partager les positions de Jaulin, je l'avais toujours défendu dans les commissions du CNRS, contre les attaques mesquines dont il était l'objet. Que Touky participât aux enseignements de ce département me réconforta et me déconcerta tout à la fois ; et il me plut qu'à sa mort, ce fût Touky qui signât, dans Le Monde, l'article qui lui fut consacré.
En juin 1997, à l'invitation de la ville de Bastia et de
Il commença par nous dire qu'on n'habite pas nécessairement le lieu où l'on est : un prisonnier vit en prison mais n'habite pas la prison ; un animal occupe mais n'habite pas son territoire. Dominique, silencieuse, attentive, écoutait. Des chats, rien ne fut dit.
Habiter, nous expliqua-t‑il, c'est autre chose ; c'est ouvrir sans cesse, à partir du lieu où l'on est, des horizons qui font que ce lieu, et tous les autres, prennent plus de sens. Habiter une langue, ce n'est pas seulement ‑ en connaître le lexique et la syntaxe, c'est la pratiquer, la travailler, lui faire dire tout ce qu'elle peut exprimer.
Lui, dont le corse était la langue maternelle, nous expliqua pourquoi il n'aurait pas su exprimer de la philosophie en Corse : non pas en raison d'une infirmité de cette langue, mais parce qu'elle n'avait jamais encore été habitée de cette façon, parcourue, sollicitée pour produire de
Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.
Ce texte de John Donne (1572-1631) est un des plus célèbres de la littérature anglaise (on pense au titre du roman de Hemingway, Pour qui sonne le glas). Dire qu’« aucun homme n’est une île » ne saurait faire une apologie du collectivisme, comme d’aucuns ont voulu croire. C’est une constatation d’évidence. Tout homme est « une partie de l’ensemble », grâce à quoi nous bénéficions du commerce et de la culture. « La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain » : J’en tire l’enseignement qu’agresser autrui est m’agresser moi-même, c’est une règle morale sans exception et à laquelle je souscris sans réserve, mais je ne vois pas qu’elle m’impose d’être au service d’autrui.
http://www.liberalia.com
cmichel@cmichel.com
A la question de Dominique Antoine Grisoni, Jean-Toussaint Desanti lui répond :
Je ne suis pas dupe, tu sais : je vois bien la petite lueur briller dans ton regard. Tu espères en fait m'embarrasser avec une question aussi directe et aussi lapidaire. Surtout qu'elle fait appel à ce fameux « qu'est‑ce que ? » dont nous, les philosophes, avons tendance à nous défier. A la vérité, ta question ne me met pas en difficulté.
Néanmoins, si tu le permets, je vais la tourner à ma manière.
Supposons que, au lieu d'un philosophe, tu interroges un joueur de poker, un flambeur dans l’âme ‑ nous en avons beaucoup connu, nous autres Méditerranéens et insulaires, de ces fébriles immobiles - et que tu lui demandes : « Qu'est‑ce que le poker ? » Te tiendras‑tu pour satisfait s'il t'énonce uniquement les règles du jeu ? J'en doute. Car il aurait dû comprendre que ta question avait un autre sens. Ton désir d'en savoir davantage ne concerne pas le jeu lui-même, ses règles et ses stratégies, mais l'amour du poker, cette passion singulière, lisible dans les yeux du joueur, et jusque dans la posture, guetteuse et tranquille de son corps de flambeur. Donc, à ta question, que crois‑tu qu'il puisse répondre ? Rien, en vérité. Sinon, éventuellement, ceci : « Viens voir. Ou bien tu entres dans le jeu et tu commenceras peut‑être à saisir de quoi il retourne. Ou bien tu t'en absentes. Et en ce cas nul discours ne te fera comprendre le fond d'une affaire que tu n'auras pas partagée. »
C'est à un flambeur du même type que tu t'adresses aujourd'hui. A ceci près qu'il n'est pas question de poker, mais de ce que tu as nommé de ce nom si ancien : « philosophie ». Voici plus de soixante ans maintenant que je suis entré dans le jeu philosophique, et je m'aperçois que je n'ai pas accumulé de savoir. J'ai dépensé, plutôt, les maigres connaissances que j'ai cru acquérir. Je les ai jetées et sacrifiées sur le tapis du jeu. Tout y a passé tour à tour : la religion de mon enfance, quelque peu de mathématiques et tout ce qui gravite autour de ces noms propres la culture philosophique, comme il est dit : Platon, Aristote, Marx et tant d'autres encore. Je continue aujourd'hui et sans relâche ce travail de dépense. En quoi je passe pour paresseux. J'écris peu, en effet. Mais je mise beaucoup : le tapis se transforme toujours sous mes yeux. J'attends le gain qui parfois m'advient. C'est ainsi : la dépense est un dur travail, et je m'y complais.
Aussi, à ta question je ne répondrai pas par un discours. Depuis le temps que j'enseigne, j'ai beaucoup de tels discours en réserve. Pour l'instant j'y renonce ‑ nous examinerons peut-être par la suite s'il y a lieu d'y revenir ‑, et je te dirai seulement ceci: « Viens voir. Nous allons jouer, et découvrir ensemble de quoi il retourne dans le jeu, et ce qu'on y risque. »
Lisez dans la Collection Figures dirigée par B-H Levy chez Grasset "Philosophie : un rêve de flambeur"
J'étais parti pour consacrer ce bloc‑notes au beau livre (« La liberté nous aime encore», éditions Odile Jacob) que Jean‑Toussaint Desanti vient, avec Dominique, sa femme, de consacrer à sa traversée du siècle. J'étais en train de chroniquer cette autobiographie à deux voix, inédite dans sa forme, où, sous l'impulsion d'un tiers, Roger‑Pol Droit, deux êtres qui s'aiment depuis soixante ans témoignent, confrontent leurs souvenirs et, en racontant leur temps, se livrent.
Je voulais dire l'adolescence non-conformiste de l'une, la naissance corse de l'autre, la guerre ensemble, la Résistance, l'illusion communiste et son avenir, l'amour comme deux aventures singulières mais partagées, le refus de la transparence, la révolte, la générosité,
Touky, à l'École normale, dans le rôle de passeur secret, sans dogmes, devenant, au fil des ans, le maître des maîtres de l'époque ‑ Althusser, Foucault, d'autres : qui sait ce que serait la pensée française d'aujourd'hui sans la trace presque silencieuse de ce Socrate moderne ? qui peut dire ce que nous serions sans cette initiation têtue, continue, aux disciplines conjointes de l'histoire des sciences façon Bachelard, de l'épistémologie version Canguilhem, de la phénoménologie merleau‑pontienne ?
Touky, à mi‑chemin de Husserl et de Spinoza, ou de Platon et de Plotin, nous éduquant, non plus comme dans la philosophie des sciences traditionnelle à surplomber les savoirs pour en reconstituer la carte et tenter d'y percevoir des lignes de fuite ou de traverse, mais à creuser au contraire, percer leur sol supposé sûr et, en creusant, en fouillant, en allant ainsi vers la racine, trouver peut-être le point de leur engendrement logique et commun.
Jean‑Toussaint Desanti, un destin philosophique.
Le Point, 24 janvier 2002
UA POU se trouve à 35 km au sud de Nuku Hiva. L’île offre un relief très découpé sculpté de profondes vallées où de charmants villages ont été construits. Son relief est si surprenant qu’on la surnomme « Les piliers » car l’île est surplombée d’immenses pics basaltiques, qui donnent l’impression que l’île est un château avec de hautes colonnes qui se rapprochent du ciel.
Ua Pou, dernière île du groupe Nord de l’archipel des Marquises, est la plus peuplée et géologiquement la plus récente. Pics de basaltes spectaculaires, ses sommets donnent au paysage sa force impressionnante, faisant de cette petite île montagneuse l’une des plus belles et des plus typiques de la Polynésie. Les colonnes de Trachyte gris qui dominent le centre de l’île surplombent les vallées profondes, parmi lesquelles la vallée des rois de Hakamoui et ses nombreux vestiges archéologiques accessibles depuis le village. On retrouve à Ua Pou l’enchantement qui a converti R.L. Stevenson au bonheur des îles, l’authenticité des lieux rappelant à chaque instant la nature souveraine. Une excursion en 4X4 mènera les promeneurs jusqu’à la baie de Hohoi, appelée aussi “la baie des pierres fleuries” en raison de ses galets aux motifs en forme de fleurs, uniques au monde, semés sur la plage de sable noir où s’arrête la piste. Au gré des détours de la route qui s’étire parmi les acacias et les manguiers flamboyants, des chevaux sauvages parcourent la végétation luxuriante de l’île, aux essences variées. Autrefois peu habitée, la vallée d’Akahau, où se trouvent les magnifiques plages de sable blanc de Anahoa, abrite aujourd’hui la capitale de l’île. Mariage du christianisme et de la culture locale, l’église, qui arbore ses sculptures marquisiennes, y reste le monument le plus remarquable. Dans ce village fleuri, les habitants invitent les visiteurs à découvrir leurs arts traditionnels tels que le tressage du pandanus, la réalisation d'objets en bois peint ou sculpté ou encore la fabrication de parures en nacre, os, ou coquillages.
peut être heureux en se contentant de peu. Il se pourrait bien qu’ils aient raison, si l’on se fie au tout nouveau Happy Planet Index (HPI) de la NEF qui classe le Vanuatu au premier rang mondial du bonheur.| Novembre 2009 | ||||||||||
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